Voilà aujourd’hui 14 ans, jour pour jour que Bokassa 1
er le dernier empereur africain a quitté ce monde. Comme lors de son enterrement en pleine mutinerie, la deuxième sous le régime d’Ange Felix Patassé, l’anniversaire de ce décès est passé inaperçu en toute discrétion dans son cercle familiale.
Rien à voir avec les célébrations en grandes pompes qui ponctuaient le règne de celui qui avait été empereur du Centrafrique et Chef de l’Etat pendant 13 ans.
Jean Bedel Bokassa demeure un sujet mystérieux autour duquel tournent tellement de controverses sans que personne ne soit arrivé à en cerner les tenants et aboutissants ni dévoiler la vraie nature.
Pour les uns, c’était un tyran, fasciste et anthropophage qui ne mérite aucun honneur ...
Tandis que pour d’autres et ceux-ci sont de plus en plus nombreux en RCA Bokassa reste le chef d’état centrafricain qui a réellement construit le Centrafrique.
La quasi-totalité des centrafricains s’accordent à affirmer qu’en dehors de Bokassa tous les autres chefs d’état centrafricains n’ont presque rien fait. Et c’est étrangement vrai. Le pays lui doit pratiquement toutes les grandes institutions nationales. L’unique chaine de télévision nationale, la seule université de Bangui, le stade Omnisport tombé en ruine pour ne citer que cela sont l’œuvre de Bokassa.
Animé d’une ambivalence époustouflante Bokassa regorgeait à la fois de vices et de vertus. Il était capable tant d’actes héroïques que d’étonnantes frasques.
Ce petit état d’Afrique centrale était connu grâce aux ambitions démesurées de cet homme. On pourrait sans risquer de se tromper affirmer que l’histoire du Centrafrique après Boganda a commencé avec l’ère Bokassa. Victime non seulement de son orgueil mais encore de ce que j’appelle « récupération politique » et dont je me ferai un plaisir d’en parler prochainement. Toutes les écoles de Bangui sans exception, aucune adoptent à-présent ce qui avait été l’origine de la triste histoire du massacre des écoliers de Janvier 1979. Le port d’uniforme obligatoire à l’école aux frais des parents d‘élèves dont Bokassa avait eu l’initiative à l’époque n’était pas une idée mauvaise en soi mais la décision était intervenue à un moment où les salaires étaient mal payés et où le centrafricain avait l’habitude de tout se faire offrir. Il y’a eu les agitateurs, les incitateurs à la révolte, les instigateurs du drame. Sans vouloir excuser le triste massacre, ceux-là l’histoire les a oubliés. Ce qui reste (et à raison) dans les mémoires c’est le nombre des massacrés.
Le concept genre est l’un des débats de l’heure, cependant il y’a trois décennies à l’arrière Bokassa avait déjà associé la femme à la gestion de la chose public en nommant premier ministre Madame Élisabeth Domitien.
Il est aujourd’hui difficile de se faire un avis tranché sur Jean Bedel Bokassa. A l’heure du bilan des cinquante ans de ce jeune état qu’est le Centrafrique, les langues devraient se délier, les témoins oculaires qui ont vécu l’époque Bokassa devraient se prononcer pour rétablir toute la lumière sur cette page de l’histoire du Centrafrique et la lumière sur cet homme qui demeure encore aujourd’hui un vrai mystère…
Source "Les Echos de Centrafrique" (cliquez ci-bas) :
Carnet de décès.


Centrafrique: Bokassa réhabilité
AFP Mis à jour le 01/12/2010 à 12:28 | publié le 01/12/2010 à 12:28
Réactions
Le président centrafricain François Bozizé a "réhabilité dans tous ses droits" l'ex-président et empereur Jean-Bedel Bokassa décédé en 1996, qui avait été condamné à mort en 1987 (bien 1987) puis gracié et libéré, selon un décret diffusé mercredi par les médias publics.
"A l'occasion de la Fête nationale du 1er décembre 2010 et des festivités du cinquantenaire de la proclamation de l'indépendance de la République centrafricaine, M. Jean-Bedel Bokassa, ancien président de la République condamné, gracié et décédé, est réhabilité dans tous ses droits", indique ce décret daté de mardi lu à la radio nationale.
Mardi dans la soirée, le président François Bozizé avait annoncé dans un message à la Nation en sango (langue nationale en Centrafrique) avoir pris une "décision" concernant "un fils de la Nation reconnu par tous comme étant un grand bâtisseur", expliquant: "Je veux parler de Bokassa".
Jean-Bedel Bokassa, ancien maréchal devenu président à vie puis empereur, est considéré par un certain nombre de Centrafricains comme l'unique "bâtisseur" de l'Histoire de la Centrafrique indépendante, dont témoignent un certains nombre de grands édifices de la capitale.
"Il a construit le pays mais nous avons détruit ce qu'il a édifié", a estimé le président Bozizé, affirmant que M. Bokassa "a beaucoup donné pour l'humanité en participant à la guerre d'Indochine".
Source :
p://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/01/97001-20101201FILWWW00446-centrafrique-bokassa-rehabilite.php

Françafrique : Incroyables Revelations de Bokassa
Une précision. Jamais Bokassa n'a été anthropophage. Seuls les victimes des bulles médiatiques continue encore d'y croire. C'était juste une diabolisation pour faire tomber un président nègre. L'idée en elle même est une insulte à l'Afrique. Les occidentaux ne diaboliseront jamais un des leurs jusqu'à le taxer de cannibale... - Propos tirés de la vidéo "Entrevue Interdite"
Source :
http://www.seneweb.com/news/Afrique/francafrique-incroyables-revelations-de-bokassa_n_51465.html

Jean-Bedel Bokassa, unique AFRICAIN (issu d'Afrique noir) ayant été CAPITAINE de l'Armée française
"Jean Baptiste De La Salle, nommé Jean-Bedel Bédel Bokassa est né le 22 Février 1922, à l'heure de l'indépendance, sortit comme Capitaine gradé de l'Armée Française..." - Tiré de l'encyclopédie web "Histoire de l'Afrique"
Source :
http://www.histoiredelafrique.fr/bokassa_ou_lhistoire_du_centrafrique.html
Pic - 1/ Jennifer Aniston.